Beauté

Crash test : L’autobronzant, bonne ou mauvaise idée ?

 Crash test : L’autobronzant, bonne ou mauvaise idée ?

L’autobronzant, on en pense quoi ? /

Si plus personne n’ignore que les UV sont très mauvais pour la peau et que l’époque Point Soleil est bel et bien révolue, concernant l’autobronzant les choses sont moins claires. Or, avec la fin de l’été et la disparition progressive de notre tendre bronzage, la tentation d’y succomber peut être grande. Mais est-ce bien raisonnable et comment doit-on s’y prendre ?

D’abord, est-ce dangereux ? /

Comme avec toutes les choses artificielles, le réflexe est de s’en méfier. Surtout quand on sait la nocivité des UV autrefois moins décriés. Heureusement, de nombreuses enquêtes et études ont été réalisées et il semblerait que nous ne risquions rien, au contraire. A l’inverse des UV et du traditionnel bronzage qui peuvent brûler les cellules de la peau (et peuvent augmenter le risque de développer un mélanome), l’autobronzant protège la peau en la recouvrant d’un ingrédient (le dihydroxyacetone) qui, associé aux acides aminés présents dans nos cellules, crée cet effet « bronzé ». Il n’entame donc en rien notre capital solaire et n’attaque pas les cellules.  Pour autant, il ne protège pas comme le ferait une crème solaire et une protection solaire élevée reste indispensable en cas d’exposition.

Reste à savoir comment l’appliquer /

Pour éviter de ressembler à Donald Trump ou Paris Hilton, le tout est de respecter certaines règles d’usage.

La première est de bien gommer sa peau afin de se débarrasser des peaux mortes sur lesquelles l’autobronzant se fixe plus facilement et qui, de fait, crée des différences de teintes lorsqu’on en applique sans s’être exfoliée avant. C’est aussi la raison pour laquelle il faut absolument se laver longuement les mains après en avoir appliqué, au risque de se retrouver avec les paumes orange carotte (puisque les paumes ont plus de cornes et de peaux mortes). Avant toute application, on procède donc à un gommage de la totalité du corps (et du visage), en insistant sur les zones de pli (coudes, genoux…) et on hydrate à fond après avoir appliquer l’autobronzant pour empêcher les cellules mortes de revenir.

Concernant l’application, là encore on fait attention : on en dépose d’abord une noisette dans ses mains (pas directement sur son corps), on les frotte et on masse longuement en effectuant des gestes amples sur les zones les unes après les autres. On commence par les extrémités et on remonte progressivement (des pieds au cuisses, des mains au buste). Enfin, on n’oublie pas d’estomper les effets sur les zones où la peau est sèche (genoux, coudes, ventre) en passant un gant légèrement humide dessus ensuite.

Autre principe primordial : on n’utilise pas le même autobronzant pour le corps et le visage, ceux pour le corps n’étant généralement pas anti-comédogène, de petits boutons risquent d’apparaitre. Sur le visage, on procède de la même façon, on gomme et on hydrate, on applique en massant et en faisant des gestes larges, les mains bien à plat, on estompe au niveau des sourcils et de la racine de nos cheveux, et on n’oublie pas le cou et le décolleté.

Enfin, on se lave toujours longuement les mains après chaque application, en insistant sur les ongles.

Et lequel choisit-on ?  /

Côté texture, on préfère les crèmes, les sprays étant plus risqués, plus difficiles à appliquer uniformément et plus dangereux (en cas d’ingestion). Côté peau, pour les plus claires, les autobronzants progressifs permettent de moduler l’intensité de notre bronzage et de contrôler notre hâle. Pour les brunes et les femmes à peaux plus mates, les classiques sont très bien et ont l’avantage de ne devoir être appliqués que tous les 5 à 6 jours, contre tous les 2 à 3 jours pour ceux dits progressifs. Mais mieux vaut être prudentes (et patientes) si l’on veut se prémunir de l’effet zèbre.

Et en cas de catastrophe, on ne panique pas : il suffit de se faire un bon gommage et d’hydrater à fond jusqu’à ce que l’autobronzant s’estompe. En cas de tâches d’autobronzant, on peut aussi appliquer du jus de citron ou de l’alcool à 70°, ou se passer une lingette spécialement formulée pour effacer les marques de DHA, vendue en pharmacie.

A noter enfinqu’il existe de nombreuses recettes permettant de se faire son propre autobronzant, notamment grâce à de l’huile de carotte ou d’argousier. Aux plus téméraires donc, vous saurez !

 Crash test : L’autobronzant, bonne ou mauvaise idée ?