Bien-être

J’ai testé…la coupe menstruelle

 J'ai testé...la coupe menstruelle
J'ai testé...la coupe menstruelle

Cette semaine, je vous raconte un épisode hors du commun dans ma vie de femme. Le jour où j’ai testé une super alternative aux protections hygiéniques. On en parle ?

La coupe menstruelle, késako ?

Petit objet de torture ou grande invention ? La première fois que j’en ai entendu parler, je vous avoue que j’ai laissé échapper des bruits bizarres : « Ahhhh », « Beurkkkk », « Wouahhhhh »… Bref. Je suis restée sceptique. Puis, au fil du temps, à force de lire les scientifiques pointer du doigt les effets néfastes des protections féminines sur l’environnement et la santé, ma conscience écolo (et hypocondriaque) n’a fait qu’un tour : finalement, JE LA VEUX ! Elle ? La coupe menstruelle. Un petit entonnoir mesurant environ cinq centimètres de diamètre, créée dans les années 30 aux Etats-Unis et destinée à recueillir le flux menstruel sans assécher la flore vaginale (en effet, elle n’absorbe pas le sang comme peuvent le faire les tampons par exemple).

 J'ai testé...la coupe menstruelle
J'ai testé...la coupe menstruelle

Quels sont ses avantages ?

  • Elle est économique. Vous l’achetez environ 25€ et vous pouvez la réutiliser pendant 10 ans. De mon côté, j’ai vite fait le calcul : j’achetais, chaque mois, 1 boîte de tampons (environ 5€) + 1 paquet de serviettes hygiéniques (environ 3€) = 8 €. Sur 12 mois, je dépensais donc à peu près 96€, et sur 10 ans… n’en parlons pas ! J’ai enfin une bonne excuse pour m’acheter des nouvelles paires de chaussures… Bah quoi ? #onnenajamaisassez
  • Elle est écologique. Et c’est peu de le dire. Chaque année, en France, il y a environ 5 millions de tampons et serviettes brûlés. Autant dire que le réchauffement climatique n’est pas prêt de s’arrêter. Avec la coupe menstruelle, je fais donc un petit geste pour la planète et pour mon corps ! En effet, contrairement aux protections hygiéniques dites lambdas qui contiennent des résidus de glyphosate (le désherbant utilisé pour faire pousser le coton servant à les fabriquer), la coupe menstruelle est 100% écolo ! Aucun risque de contracter un choc toxique, un cancer ou bien de voir pousser un 3ème œil sur mon visage.
  • Elle est discrète. Pour la première fois depuis des années, je n’accumule pas x petits paquets colorés au pied de mes toilettes. Petite et pratique, la coupe menstruelle se glisse facilement dans mon sac à l’abri de tous les regards.

…Et ses inconvénients ?

  • Elle est difficile à apprivoiser. Pour être 100% transparente avec vous, la coupe menstruelle, j’ai d’abord failli la jeter par la fenêtre. J’ai joué les contorsionnistes (une jambe en l’air, l’autre jambe pliée, le bras gauche qui passe en dessous…), j’ai couru après ma coupe (il faut dire qu’en cas de chute, ça rebondit bien ces petites choses-là !), bref, j’ai songé à lâcher l’affaire. Puis, j’ai découvert les forums, les filles qui s’improvisent coachs de la coupe et les tutos Youtube. Mais après plusieurs essais infructueux, je suis enfin parvenue à la placer correctement, sans gêne et sans fuites !
  • Elle peut être fastidieuse à nettoyer. Je préfère vous prévenir : nettoyer la coupe consiste à la vider de son sang puis à la faire bouillir entre deux utilisations afin d’empêcher la prolifération des bactéries. Il est nécessaire de faire cela le matin au réveil (après la nuit) et le soir après votre journée au bureau. Cela peut paraître inimaginable, mais avec le temps, promis, on s’y fait !

Mon verdict ?

Entre elle et moi, c’est définitivement une affaire qui roule ! J’ai signé pour 10 ans, et je ne le regrette pas du tout. Parfaitement intégrée dans ma routine mensuelle, je me demande pourquoi je ne l’ai pas adoptée avant. Désormais, c’est à votre tour de juger de son efficacité !

À très vite,

Aurélia, votre serial testeuse.