Bien-être

Vegeta-RIEN ?

 Vegeta-RIEN ?

Qui sont les vegans et que mangent-ils au juste ?  

Si le vétégarisme séduit de plus en plus et qu’on ne compte plus le nombre de nouveaux restaurants vegans qui ouvrent chaque semaine, les idées reçues sur le sujet sont tenaces. Preuve en est, la phrase la plus entendue par un végétarien reste encore « Ha bon, mais alors tu manges rien ? ». C’est qu’entre les vegan, les végératiens, les végétaliens, les veggies, les flexitaristes, les ovo-lacto végétariens ou les pesco-végétariens, on s’y perd un peu. Voyons de quoi il en retourne.

Dans la famille vegan, je voudrais… 

Le monde des vegans est vaste et peuplé de tribus différentes. Et tout est affaire de nuances. Commençons simplement. Les végétariens désignent ceux qui ne mangent pas de viande. Puis viennent les végétaliens qui, eux, ne mangent aucun produit d’origine animale, ni leur chair, ni ce qu’ils ont produit ; adieu miel, lait, œufs … Un cran au-dessus viennent les fameux vegans qui ne consomment aucun produit issu de l’exploitation animale, c’est-à-dire ni leur chair (végétariens), ni ce qu’ils produisent (végétaliens), ni même ce qu’on pourrait tirer d’eux.

Ciao fourrure, cuir, daim, léopard, produits cosmétiques ou ménagers contenant des matières animales ou ayant été testés sur les animaux. Moins qu’un régime alimentaire, c’est un mode de vie fondé sur une éthique forte (pas touche aux animaux) dont le but est de lutter contre toute exploitation de nos amis les bêtes. On ne croisera donc jamais un vegan à un spectacle de corrida ou dans un zoo, pas plus que dans une boucherie ou attablé devant des œufs brouillés. Les veggies rassemblent ces trois catégories, plus une, les flexitaristes qui ont opté pour un régime à la carte, entendez adapté à leur goût. Un flexitariste pourrait donc occasionnellement manger de la viande ou savourer un filet de poisson. Ils sont à distinguer des dernières sous-catégories de végétariens qui, s’ils font quelques exceptions au dogme vegan, ont toutefois un régime moins aléatoire.  Ainsi les ovo-lacto végétariens mangent des œufs et boivent du lait, les ovo-végétariens ne gardent que les œufs, les lacto-végétariens que le lait, et les pesco-végétariens mangent du poisson.

 

 Vegeta-RIEN ?

Mais tu manges rien ? 

En pratique, les régimes alimentaires varient donc mais la base reste la même ; exit la viande et la volaille, le poisson généralement, les œufs et le lait ensuite. Ce qui, aux yeux des carnivores et amoureux de la cuisine, laisserait peu de choses et ferait des vegans de tristes mangeurs de graines. Rien n’est plus faux pourtant. Outre les nombreuses variétés de céréales, farines et féculents qui existent (avoine, blé, boulgour, couscous, épeautre, kamut, maïs en grains, en polenta, millet, orge, quinoa, riz blanc, riz complet, sarrasin, sarrasin grillé, seigle, semoule de blé, pâtes blanches, semi-complètes, complètes, farine de blé, de sarrasin, flocons de blé, d’avoine, de riz, d’orge, de quinoa…), les laits de soja, d’amande ou de riz remplacent la classique bouteille de lactel, le tofu le steak saignant des burgers traditionnels, et les fruits et légumes n’ont plus de secret pour les vegans.

 

 Vegeta-RIEN ?

C’est pas dangereux pour la santé ? 

Pour autant, bannir de son alimentation toute viande ou tout produit d’origine animale n’est pas sans conséquence. Après le fameux mais alors tu manges rien ? vient la seconde idée reçue la plus répandue ; mais tu n’as pas des carences ?  Si les vegans s’en défendent en arguant que la viande n’est pas la seule source de protéines et de vitamines, il est évident que l’adoption d’un tel régime entraine automatiquement certaines carences. Notamment en vitamines, minéraux et acides gras, essentiels au bon fonctionnement de notre corps. Il faut donc savoir rééquilibrer. Ainsi un vegan ira puiser son calcium dans le tofu ou le lait de soja ; les omégas 3 dans les huiles et les oléagineux (notamment les noix) ; les protéines dans les graines, légumineuses, céréales, oléagineux, soja, ou dans des compléments alimentaires ; et le fer dans les légumes et les graines. Pour autant, tous les spécialistes, et tous les vegans lucides, avouent qu’un tel régime nécessite un suivi médical et un apport en compléments alimentaires pour ne pas risquer d’y laisser sa santé. Ce qui serait dommage pour les animaux dont la protection dépend aussi de la robustesse de leurs  défenseurs… Alors, à ceux que l’aventure et la cause vegan tenteraient, choisissez votre camp, votre famille, et commencez par faire un bilan de santé pour savoir comment aider les animaux, sans vous mettre en danger.

 Vegeta-RIEN ?