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Clic, clac, merci Kodak

 Que faire de ses photos de vacances à l’heure numérique ? Crédits photo, canoe.com

Que faire de ses photos de vacances à l’heure numérique ? 

Inutile de le redire, aujourd’hui, avec les Smartphones et les appareils photos numériques, les albums photos paraissent aussi utiles que feu nos anciens minidisques. Malgré ça, on n’a jamais pris autant de photos et on ne s’en est jamais autant envoyées. Alors que fait-on de nos idylliques clichés de vacances pour ne pas qu’ils finissent dans un dossier oublié ?

On les partage /

Puisqu’il faut vivre avec son temps et embrasser l’ère numérique, la première option, et la plus évidente, est de partager ses photos sur internet avec ceux qu’on aime. Ceux avec qui on a passé nos vacances en premier lieu, mais aussi ceux à qui on a envie de faire découvrir notre voyage. Dans le premier cas, et si on part en meute, le plus simple est de créer un album commun, sur Google drive par exemple, dans lequel chacun peut venir déposer ses photos de façon à ce que tout le monde puisse avoir sa photo préférée. Et qu’on puisse récupérer la photo de soi sur la plage abandonnée que Jean-Luc a prise… On trie quand même avant, histoire d’éviter d’inonder ses amis de nos selfies perso ou des photos ratées (souvent prises tardivement). Côté partage extra-bande, le plus simple est encore de créer un album facebook mais version 2016. Loin des albums fourre-tout de nos premières années fb dans lesquels on postait absolument toutes nos photos (il n’est qu’à voir les vieux albums qui en contiennent parfois 60), on le soigne en choisissant certains clichés et ne dépassant pas les 10 photos pour éviter l’indigestion paysagère ou narcissique.

 

 On les partage

On fait tirer les plus belles  /

L’avantage de la « technologie moderne », c’est que même avec un Iphone 5, on peut réussir à faire de belles photos et se prendre pour Peter Lindbergh le temps d’un cliché. C’est là que le tirage s’impose, et que l’on peut découvrir que, oui, il existe encore des professionnels du développement. Sur internet évidemment (Photoweb, Mypix etc… qui offrent tous des prix avantageux et la possibilité de retoucher ses photos avant de les faire tirer), ou en boutique (Négatif plus à Paris est une institution). Le tri doit être là drastique, rien ne sert de développer 100 photos dont on ne saura que faire, on en choisit une dizaine tout au plus, qu’on tire en différents formats et qu’on fait encadrer pour les afficher chez soi, ou les offrir (s’il s’agit d’un paysage ou d’un objet). Côté papier, ne nous mentons pas, plus personne n’a d’album physique et les albums numériques sont aussi raffinés que les mugs et t-shirts reprenant nos photos que certains sites proposent. Mais il reste l’option scrapbook, plus moderne et fun, pour les puristes qui préfèrent garder une trace matérielle de leurs voyages. On choisit un beau carnet (un moleskine par exemple), on tire les photos les plus belles qu’on colle dans tous les sens en les mêlant à ses billets d’avion, tickets de musées et autres souvenirs papiers. On peut ainsi créer un gros carnet de voyages (en consacrant une vingtaine de pages à chacun), ou une bibliothèque de petits carnets d’une cinquantaine de pages.

 

 On les égrène sur les réseaux sociaux tout le long de l’année

On les égrène sur les réseaux sociaux tout le long de l’année /

Sur Instagram la règle est simple ; à chaque photo son hashtag. Et si le #aboutlastnight est limpide, le #tbt s’est imposé comme l’allié idéal pour reposter ses photos de vacances des mois plus tard sans culpabiliser. S’il signifiait d’abord « throw back thurdsay » et autorisait à reposter, le jeudi, d’anciennes photos, aujourd’hui tout le monde l’emploie sans cesse, surtout en hiver ou à l’approche de l’été, pour recycler ses photos de plages désertes (et de corps bronzés). On se prépare donc en se faisant un stock qu’on écoulera progressivement (et pas trop intensivement) à mesure que la neige gagnera nos vallées, et le blues nos esprits.

 

 On les égrène sur les réseaux sociaux tout le long de l’année /

On les vend /

Remercions là encore la technologie de nous mettre en contact et de nous permettre de gagner de l’argent avec nos clichés de bonheur. En effet, les pourvoyeurs d’images sur internet et les pros de la publicité ont toujours besoin de plus d’images et ne peuvent pas uniquement compter sur les photographes professionnels aux tarifs élevés. De fait, de nombreux microstock (ces bases de données de photos en ligne qui permettent d’acheter et de vendre des clichés) existent et, moyennant 20 à 25% de commission, nous permettent de revendre nos images. Il existe toutefois quelques critères de sélection : la photo ne doit pas présenter de « bruit » (des moutons, points ou défauts altérant la qualité de l’image), ne doit pas afficher de marques, ne peut représenter une personne que si celle-ci signe une autorisation à joindre avec son cliché, et doit enfin être assez peu retouchée. On file ensuite sur istockphoto.com, canstockphoto.com ou sur l’application Fotolia Instant et on les dépose en espérant qu’elles en inspireront d’autres. L’autre option, si vos capacités photographiques dépassent la seule habileté à appuyer sur le déclencheur, est de faire tirer ses photos et de les encadrer pour les vendre autour de vous à des prix raisonnables.

Comme dirait Chirac, clic, clac, c’est dans la boîte !