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La Saint-Valentin à New York : trop c’est trop… « J’accuse… ! »

 La Saint-Valentin à New York : trop c’est trop… « J’accuse… ! »

Sa pression artérielle augmente, son coeur palpite, elle voit rouge partout. A la « Saint-Valentin, faîtes l’amour, pas les magasins ». Sarah Mark notre correspondante US vous envoie ses voeux pour Valentine’s Day…

La pression est trop forte cette année. Je m’étais promis de ne pas succomber à la facilité en écrivant sur la Saint-Valentin cette semaine, mais je n’y arrive pas. Cette année plus que jamais la pression est in-sou-tenable. Et puisqu’avec la distance j’ai toujours cette image de la France comme berceau de la frivolité et de l’insouciance, je me suis dis que j’allais décharger un peu de cette pression sur vous toutes. Avec l’historique que nous avons construit ensemble au fil de nos rendez-vous hebdomadaires, je pense que vous avez dorénavant largement compris que l’idée même de demi-mesure n’existait pas à Manhattan. Je vous laisse donc imaginer l’enfer dans lequel nous vivons ici, à quelques jours de la sacro-sainte fête des amoureux.

 Valentine's day...

J’accuse! J’accuse en premier lieu Hollywood. Je ne souhaite pas lancer le débat traditionnel de savoir s’il est normal que chaque acteur se soit transformé en aboyeur d’idées politiques sur tous les réseaux sociaux. En revanche j’ai bien l’intention de me plaindre de ce que le QG du cinéma mondial nous réserve pour l’occasion. La sortie mondiale de 50 Shades of Grey #2 coïncide parfaitement avec le jour J. Certes cela donne une bonne occasion d’aller au cinéma et d’échapper au menu unique des restaurants, mais merci la pression : lingerie dernier cri pour madame, tablettes de chocolat pour monsieur, cravache, menottes et compagnie. Euh… on peut pas juste regarder une série sur Netflix et se coucher?

 Sortie de 50 shades of Grey

J’accuse Hollywood encore ! Il paraîtrait que cette année, il faille à tout prix se rendre au Musée d’Histoire Naturelle. Plus exactement, au Planétarium où les amoureux sont attendus pour boire une coupe de Champagne en écoutant du Jazz et en contemplant le faux ciel étoilé. Ca vous rappelle quelque chose ? La scène déjà culte de La La Land bien sûr ! Il faut vite trouver un Ryan Gosling pour vous faire voler au milieu des étoiles. Rien que ça ! Elle semble loin l’époque où on pouvait aller voir Jessica Biel organiser des “I Hate Valentine’s Day” party au cinéma…

J’accuse la presse américaine ! J’ai beaucoup lu ces dernières semaines. J’avais envie de savoir ce que les journalistes américains avaient à raconter sur la Saint-Valentin. C’est quasi unanime, et comme souvent un tantinet trop péremptoire pour moi, le pèlerinage des “lovers” cette année, c’est Times Square. Vous y verrez des couples qui renouvellent leurs vœux sur les marches de verre de Duffy Square. Il y a même un espace dédié pour s’embrasser, le « kissing booth » : une installation architecturale composée de miroirs en forme d’alliance qui, par un jeu de réflexion et de lumière, permet d’offrir un petit moment d’intimité ludique au milieu d’un des endroits les plus agités du monde. Il faudra faire la queue pour ça bien sûr, mais c’est pas grave c’est romantique non ?

J’accuse enfin le système scolaire ! On a demandé aux enfants de venir à l’école avec des cadeaux à échanger avec leurs petits camarades. Il faut nourrir l’instinct consumériste de la bête dès le plus jeune âge. Et me voilà en train de commander des cœurs rouges en ligne chez Partycity ou sur Etsy afin d’éviter de se faire remarquer comme le Grinch de la Saint-Valentin. Je craque.

Il y a deux semaines je pensais que c’était une histoire réglée, j’avais donné la petite idée cadeau sympa d’Alison Lou, avec les bijoux smiley et le clin d’œil #sayitwithLou… Mais cette semaine j’explose et je transforme cette rubrique en divan…

Sur ce See you next week !