Lifestyle

La tête au carré

 Edie Sedgwick, dans tous ses états

Les adresses secrètes des photomatons vintage à Paris et les façons de les utiliser pour se faire tirer le portrait à l’ancienne pour seulement 2 à 3 euros. 

Le vintage ne fait pas seulement fureur dans la mode. En déco, en cuisine, mais aussi en photo, l’ancien est souvent synonyme de tendance. Preuve en est, les polaroids n’ont jamais été aussi recherchés et ils ne sont pas les seuls. Dans la liste des clichés cools, les photos d’identité 80’s, en noir et blanc et aux quatre clichés différents sont aussi haut placés. Bien plus gais que les austères portraits identiques et figés aujourd’hui demandés, de Alexa Chung à Camille Rowe, les it girls en raffolent et le public les traque dans les grandes villes, de Paris à Berlin. C’est d’ailleurs grâce à trois collectifs amoureux de son filtre suranné que plusieurs photomatons vintage ont fleuri dans la capitale. On vous en donne les adresses, et vous dit comment afficher vos clichés !

 Alexa Chung dans tous ses états

On en fait où ?

Grâce à trois collectifs, Foto Automat, La Joyeuse de Photographie et, depuis peu, TaBobine, la capitale accueille désormais sept photomatons vintage et plusieurs autres cabines numériques dans lesquels se ruent les parisiens pour se faire tirer le portrait. Le premier collectif, né à Berlin il y a plus de 10 ans, a implanté sa première cabine à Paris en 2007 et en compte aujourd’hui trois, répartis dans trois espaces dédiés à l’art ; le CentQuatre, le Palais de Tokyo et la Maison Rouge. Le second arrive un an plus tard, mené par Igor et Camille, deux anciens étudiants dont les photomatons s’invitent cette fois dans les boutiques de vêtements Bonton, Citadium et Brandy Melville, ainsi qu’à la cité de la Mode et du Design. Quand on vous disait que le vintage s’invite partout… Le dernier enfin, Tabobine, a misé sur le numérique pour reproduire l’effet vintage des photomatons sur ses propres clichés horizontaux dont les cabines se cachent dans les bars de la capitale. Certes, rien ne remplace le grain de l’argentique et la signature verticale des anciens clichés, mais on peut varier les plaisirs !

 

 Photomaton Bonton Cabine
 Cabine photomaton Citadium

Le CentQuatre, 5 rue Curial, 75019 Paris. Métro Riquet

Le Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson, 75016 Paris. Métro Iéna

La Maison Rouge, 10 boulevard de la Bastille, 75012 Paris. Métro Quai de la Rapée

Bonton, 75 boulevard des Filles du Calvaire, 75003 Paris

Citadium Saint-Lazare, 50 rue Caumartin, 75009 Paris

La Cité de la Mode et du Design, 34 Quai d’Austerlitz, 75013 Paris

Brandy Melville Paris, 50 rue de Passy, 75016 Paris

Et pour trouver les cabines Tabobine, c’est par ici : http://tabobine.com/#implantation

On y fait quoi ? 

Une fois dans la cabine, on s’éclate, on se marre, on s’invente. On oublie les poses coincées, cheveux tirés et lunettes dans sa poche, des photos d’identité exigées par l’administration et on lâche ses cheveux, on sourit, on rit, on enchaîne les postures et les expressions pour faire danser la pellicule. Seul ou à plusieurs, on peut même venir armés de chapeaux, lunettes, perruques ou accessoires pour en rajouter. Et en couple, on n’hésite pas, derrière le rideau tiré, à s’embrasser pour mieux s’immortaliser !

On en fait quoi ? 

Vintage oblige, première option, on l’affiche, à l’ancienne, sur la porte de son frigo entre un pola et une photo d’enfance. Pour les plus ordonnés, on encadre ses clichés ; par quatre et alignés, sans rien changer, ou en mêlant plusieurs bandes rassemblées et collées sur une feuille noire, blanche, ou de couleur, et placée dans un grand cadre. On peut aussi s’amuser à découper chaque cliché pour les coller autrement, en décalé ou carrément isolé, en encadrant un seul cliché dans un plus petit cadre par exemple. Enfin, pour ceux qui aiment emporter avec eux leurs photos préférées, on peut aussi utiliser la bande de 4 comme un marque-pages ou la glisser dans son agenda, son portefeuille ou son passeport.

 Edie Sedgwick