Lifestyle

Le Goût des Autres

 L'AILE OU LA CUISSE de Claude Zidi 1976 FRA avec Coluche et Louis de Funès laboratoire, sciences, expérience,

En pleine semaine du Goût, petit tour d’horizon des films cultes qui ont fait de la “bouffe” un personnage à part entière.

Quand on vous dit “semaine du goût” à quoi vous pensez ? Pour une raison que j’ignore, la première qui me vient sont toutes ces scènes de films mythiques qui ont fait l’apologie de la nourriture, de la bouffe, de la bonne ou de la mauvaise. Petit tour d’horizon (du moins le mien)

Fan inconditionnel de Louis de Funès, la première référence qui traverse mon esprit est celle de “l’Aile ou la Cuisse”, avec Coluche. Ceux qui savent comprendront, les autres…. À voir. C’est l’histoire d’un renommé et redoutable critique gastronomique à la tête du guide qui porte son nom, le guide Duchemin (qui sonne comme Guide Michelin) qui s’en prend au grand maître de la cuisine industrielle Jacques Tricatel (qui serait librement adapté de Jacques Borel, l’un des fondateurs des restoroutes en France). On est dans le conflit grande bouffe versus malbouffe.

Dans la catégorie plus intello, et plus sulfureux on trouve le controversé “La Grande Bouffe” qui fit scandale lors de sa projection au Festival de Cannes en 1973 bien qu’il y remporta le Prix de la critique. Michel Piccoli et trois compères se retrouvent dans une villa pour un prétendu “séminaire gastronomique” qui se conclut par un suicide collectif par la nourriture. On est dans la bouffe qui vous tue !

Plus récent, plus intime, “La Graine et le Mulet” d’Abdellatif Kechiche (à qui l’on doit également “Adèle”) met le couscous à l’honneur en filmant une scène de repas familial avec des gros plans sur les bouches, les mains, les aliments. C’est l’histoire, tendre et tragique d’un ouvrier des chantiers navals de Sète qui à 61 ans, aidé par la fille de sa compagne rêve d’ouvrir son propre restaurant, mais qui malgré l’aide de ses enfants, n’arrivera pas à ses fins…  C’est la bouffe qui rassemble et qui divise à la fois.

Plus loin, plus exotique, je me souviens du très spécial “Tampopo” film japonais dans lequel l’héroïne Tampopo cherche à faire la meilleure soupe de nouilles qui soit. J’ai les souvenirs vagues de cuisine japonaise, magnifiée, préparée à l’extrême, voire obsessionnelle.

Plus récemment, le film français “Les Saveurs du Palais”, avec Catherine Frot et Jean D’Ormesson, raconte librement l’histoire de la vraie relation entre François Mitterrand alors président de la République et la chef des cuisines de l’Elysée, Danièle Mazet-Delpeuch. On y retrouve un Mitterrand fin gourmet et très exigeant qui promeut au sommet de la gastronomie d’Etat une femme qui au départ n’était qu’une simple et bonne cuisinière du Périgord.

La liste est longue… et forcément subjective.
Et vous, à quoi ça vous fait penser ?

 Le grand restaurant avec Louis de Funès