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Les Catskills : la nouvelle destination zen et hype près de NYC

 Les Catskills : la nouvelle destination zen et hype

Notre envoyée très spéciale outre-atlantique, Sarah Mark, vous fait découvrir « the last trendy place to be ». Indice n°1 : Woodstock. Indice n°2 :  Dirty Dancing. Indice n°3 : un lieu zen et Anti-hamptons. Décryptage !

Je n’ai pas encore de nom. Je ne peux pas encore donner l’adresse exacte. J’ai promis d’en dire le moins possible. Cette semaine une amie m’a annoncé qu’elle ouvrirait avant l’été un concept store à Kingston dans les Catskills. Je peux vous dire que ça sera un endroit où on pourra manger des produits frais préparés par un chef, et où il sera possible d’acheter des belles choses. C’est vague je sais, mais je vous promets que quand le timing sera opportun, je dédierai un article à ce projet qui j’en suis certaine sera une réussite. En attendant, cela m’a donné envie de vous parler des Catskills, et du fait qu’en quelques années cette région s’est imposée comme l’endroit hype de ceux ou celles qui veulent sortir un peu de Manhattan.

Un peu de géographie: les Catskills se situent à 200 km au nord de New York, on y trouve des grandes forêts et des collines sur le flan ouest de la rivière Hudson. Pour celles qui n’y ont jamais été, c’est la que « Baby » rencontre Patrick Swayze dans « Dirty Dancing ». C’est aussi là qu’on peut visiter la célèbre ville de Woodstock. Cet héritage « peace and love » est d’ailleurs complètement indissociable de la région : on y vient pour se détendre, être en contact avec la nature, et retrouver un peu ce fantasme de l’Amérique originelle. Bière brassée sur place, granola artisanal, fruits et légumes locaux, pèche, tout est fait pour cultiver le côté déconnexion de Manhattan et la volonté un peu provocatrice de se poser en alternative zen « anti-Hamptons ».

Les petites villes se succèdent et le patrimoine historique est riche : Kingston, le premier arrêt sur la route des Catskills, a deux rues principales – Green et Crown Street. Au milieu des maisons de la fin du 18e, la guerre de sécession semble a peine terminée. En se baladant, on peut rentrer shopper chez Milne un petit antiquaire branché. D’ailleurs, loin de la frénésie de Manhattan, on chine passivement plus qu’on ne shop vraiment, on attend la bonne surprise.

Côté gastronomique, à Woodstock, il faut absolument essayer l’incontournable « Cucina », ce restaurant italien ouvert par Lois Freedman (l’ex de Jean-Georges) et le chef Gianni Scappin qui fait revivre le passé de cette ancienne grange où Bob Dylan avait ses habitudes. A Phoenicia, encore un peu plus au nord, il faudrait aussi essayer le Phoenicia Diner, un vrai « diner » à l’américaine tout droit sorti d’un film.

 Phoenicia Diner, un vrai « diner » à l'américaine tout droit sorti d’un film.

Mike Cioffi le patron s’efforce toujours de mettre au menu des produits locaux, moi perso je commande systématiquement leur « quinoa chopped salad », et ma moitié raffole du burger. Leur petit déj typique ravira les amoureux de pancakes. Pas loin de là, vous pouvez visiter « Westwind Orchard », une ferme où je me rends tous les ans au début de l’automne pour y faire le traditionnel « apple picking », la cueillette des framboises, des pommes, et pour y acheter du miel et des confitures organiques faites sur place. A ne pas rater : les pizza faites par Fabio le propriétaire, qui me font amèrement regretter le temps où je n’étais pas gluten free.

 

 Westwind Orchard », une ferme où je me rends tous les ans au début de l’automne pour y faire le traditionnel « apple picking »
 Westwind Orchard », une ferme où je me rends tous les ans au début de l’automne pour y faire le traditionnel « apple picking »

Côté artistique, en plus des nombreux festivals de musique toute l’année, il y a une adresse incontournable, le Dia : Beacon, ce musée d art contemporain en plein air qui expose des œuvres monumentales comme l’immanquable Torqued Ellipse 1997 de Richard Serra. C’est très agréable de flâner dans le parc à l’automne ou au printemps tout en admirant ces sculptures d’une autre échelle.

 

 Beacon Dia, entrée
 Richard Serra Double Torqued Ellipse, 1997

Grands espaces, nature, simplicité, authenticité, on y va pour voir plus que pour être vu. Et de temps en temps ca fait du bien !

See you next week !

Sarah Mark, your lifestyle reporter from NYC #20