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Les Dessous des Mariages

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On va vous parler bonheur, robe blanche, organisation, choses à faire et ne pas faire. Ici point de tout ça : je vais profiter de cette tribune pour énumérer tout ce que les gens pensent très fort mais n’osent pas dire tout haut.

Lundi retour de mariage. Comme un lundi, c’est l’heure du bilan, avec la tête dans les nuages, ou juste le mal à la tête et cette fameuse barre au crâne qui nous rappelle aux excès de la piste de danse.

Qui dit bilan dit … Bilan. Alors, commençons. Et dans cette semaine qui sera consacrée à cette union conjugale rituelle et contractuelle, dont la durée varie au grès des aléas de la vie, reconnue et encadrée par une institution juridique ou religieuse qui en détermine les modalités, AKA (also know as) le mariage, je n’irai pas 4 chemins. Je vais profiter de cette tribune pour mettre au jour toutes ces petites refléxions et remarques assassines qu’on garde pour soi ou qu’on partage au mieux ou au pire avec son conjoint ou quelques amis. Le mariage a ça d’amusant qu’il est une énorme vitrine de ce que les gens aiment, ou ont toujours rêvé de faire ou faire faire à leur entourage. Commençons. Le carton d’invitation d’abord : c’est la première forme d’expression du goût des mariés, qu’il soit bon mauvais, classique ou très originale. Combien de fois on serait tenté de leur dire : “quelle idée d’avoir mis une photo de vous quand vous étiez enfants?… Ou cette couleur mauve pourquoi ? ou enfin : “tiens c’est le 14ème carton similaire que je reçois depuis le début de l’année”. Le lieu du mariage ensuite : c’est drôle de voir à quel point les gens vont de surenchère en surenchère. Avant, les gens gardaient un lien évident avec leur lieu de mariage (origines familiales, maisons de vacances) la province française se taillant d’ailleurs la part du lion. Aujourd’hui, si tu te maries pas à Formentera (Espagne), Marrakech, sur une île Grecque, très loin, très belle, mais très loin quand même, ou sur une île éolienne, qui fait dire d’ailleurs à certains qu’elle se situe en Grèce et aux autres au nord de la Sicile… t’es un peu naze ! La raison de ces destinations “on a eu un VRAI coup de coeur l’année dernière pour cette île, tu verras c’est super”.  Du coup, s’en est suivie une petite ségragation entre le mariage de la cousine qu’on aime bien mais qui a eu la mauvaise idée de se marier dans le Périgord en Juillet et à qui on invente une mauvaise excuse de séminaire boulot pour l’éviter… et le mariage de la vague amie d’amie qu’on a trouvé sympa à un diner et dont on espère qu’elle nous invitera à son mariage Jet Set à Capri, et oui même si c’est en plein aout et que soyons honnêtes…cest pas idéal le 15 aout pour un mariage ! Après une fois sur place, c’est le florilège des petites pensées noires : l’endroit précis du mariage, qui va de la jolie batisse qu’on avait vu en photo, mais qui ne sert en fait que de décor, jusqu’au super hotel totalement privatisé, l’évantail est large. La robe de la mariée, bien sûr – sur ce sujet ce sont les filles elles-mêmes qui font preuve de la plus grande perfidie “elle est belle, mais non j’aurais pas choisi ça… trop de … enfin trop quoi” Ou “elle est très simple sa robe, un peu trop simple non?”  Le dîner ensuite offre le plus grand terrain de jeux pour les remarques acides : entre le carré d’agneau rosé, en fait pas cuit, avec sa petite sauce verte au goût indéfini qui dessine une forme tout aussi inconnue mais qui est censée donner une touche “art moderne / grande cuisine” et le moelleux, plus si moelleux que ça… Le vin ? “Tant qu’il y en a, à la limite ça va” ! Le champagne: “il cogne un peu, mais ça va il est frais”. Pendant le dîner, comment ne pas mentionner les discours ou pire les … animations audiovisuelles qui par hasard “fonctionnaient parfaitement il y a 1 heure” mais qui pas de bol ratent complètement au moment de passer, ou bien sûr les traditionnels discours des papas. L’exercice est d’autant plus périlleux quand les pères n’ont pas pris soin de vérifier en amont les qualité d’orateur de leur alter-ego et là c’est le grand jeu des paris à toutes les tables : 1-0, 0-0, 1 partout…  
Last but not least, MON moment préféré… la piste de danse ! De la traditionnelle valse, rock, tango entre une fille mal à l’aise et son père qui l’est encore plus, jusqu’aux rockeurs fous qui dansent le rock coute que coute, et même sur de la trans berlinoise que le DJ “un bon pote du marié” a ramené tout frais de son dernier trip à Ibiza, le spectacle est définitivement.. Sur la piste

Il en reste plein d’autres, le petit cousin qui s’oublie sur la bouteille, l’amie d’enfance prête à tout pour elle aussi trouver l’homme de sa vie, la grande tante, qui a dû croiser le chemin du petit cousin ou du moins de sa bouteille.. J’en passe.

Suite au prochain numéro.