Lifestyle

Les Mots Interdits

 Des mots interdits

Y a vraiment des mots ou expressions qu’on ne peut plus ou pire qu’on ne doit plus utiliser passé un certain temps.

C’est fou à quel point le phénomène de mode s’applique à tout un tas de choses qui dépasse largement l’univers du vêtement. Prenez les expressions ou certains mots par exemple. Ils sont clairement datés et ancrés dans leur époque et leur usage aujourd’hui sonne faux ou pire…. Ringard. Je voulais profiter de cette tribune pour dresser une première liste que j’espère vous saurez compléter par vos nombreux commentaires.

  • Nana : je ne parle pas de la serviette hygiène qui sert à réceptionner le petit liquide bleu de la publicité, ni du roman social de Zola mais bien du terme “nana” utilisé sur le mode “Ce soir je suis avec ma nana”. Ça vous fait le même effet que moi non ? un vieux air des années 80 dans un petit bar miteux du 18ème qui deviendra branché 30 ans plus tard. En tout cas moi oui. Donc, non, messieurs. Quel que soit votre âge il n’est plus possible d’utiliser le terme “nana” pour désigner votre petite amie, copine, femme, compagne. Même le bon vieux “meuf” des familles fait moins ringard.
  • Kawa (ou cahoua) : là encore il ne s’agit pas d’un diminutif de la marque japonaise Kawasaki, mais du terme argot utilisé pour remplacer le mot café. On se prend un kawa?”. Non. Vraiment là non. À la limite un “petit café” pourquoi pas. Mais un kawa, sérieusement…
  • Pinard, et plus généralement les mots qui finissent en “… ard” : ça sonne bon la france pourtant le mot pinard. Et Dieu sait ça que j’aime ça le bon vin (pas forcément que le bon d’ailleurs). Mais pinard, ça sonne un peu France pot-au-feu version années 1950 pays de cocagne. J’ai rien contre au contraire, mais je sais pas. Dans la série les mots “plumard”, “panard”, ou le plus grivois “queutard” ont ce côté un peu mi-confiné mi-graveleux version Depardieu des grands jours qui donne plutôt envie de les abandonner.
  • St-trop’, Courch’ et plus généralement les diminutifs donnés aux villes : bizarrement l’usage du diminutif censé donner un petit côté rafraîchissant à une ville n’est pas que l’apanage des villes branchées ou cool ou chères ou chic. Non on trouvera par exemple des traces rémanentes de “Saint-é” pour parler de Saint-Etienne ou de “Nourmoute” pour Noirmoutiers. Dans le cas du St-Trop ou Courch on atteint le summum de ce qui ne doit plus se faire, car bien sûr ces diminutifs sont mâtinés d’un snobisme totalement déplacé. Bon en revanche… Saint-Barth reste et restera Saint-Barth. Va savoir pourquoi….

A vos idées !

François