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Les personnages de l’été #1: Le Faux cool mal dans sa peau et le Plouc qui se la pète

 Les personnages de l’été #1: Le Faux cool mal dans sa peau et le Plouc qui se la pète

Le Faux cool mal dans sa peau et le Plouc qui se la pète

Le mercredi, nouvelle série de l’été consacrée aux personnages de notre entourage. Vous les connaissez, vous les côtoyez, vous les aimez ou les détestez sans le savoir. Pour commencer cette semaine, place au malaise. Ou plutôt au mal-être. D’un côté, un lourd léger, surtout maladroit et mal dans sa peau. De l’autre, un lourd lourd, qui répand sa lourdeur dans tous les coins. Portraits.

Le faux cool mal dans sa peau : Ni franchement laid, ni canon de la beauté, le faux cool mal dans sa peau passe sa vie entre deux eaux. Blagueur notoire, friand de gossip – ce qui lui confère son étiquette de cool – il est néanmoins le premier à se défausser dès que le propos lui semble trop franc ou trop osé et n’hésite pas à targuer son interlocuteur d’être « une pute de parler des gens comme ça ». C’est son côté mal dans sa peau. Angoisse terrible du faux cool mal dans sa peau qui se compare et se mesure en permanence à son entourage, sans avoir l’air de rien, en restant toujours cool en apparence. Mais l’angoisse remonte dans de brefs éclairs de méchanceté envers le sujet de comparaison : une blague qui se veut badine mais qui transpire la revanche, une question pleine de prévenance mais qui espère trop fort une mauvaise nouvelle. Dans le meilleur des cas, le faux cool mal dans sa peau a une lucidité suffisante sur lui-même pour reconnaitre la prééminence toute relative du côté cool dans sa personnalité profonde, ce qui fera de lui un personnage plus effacé mais aussi plus sympathique et vrai. En cas d’absence du côté mal dans sa peau, se référer à la catégorie « plouc qui se la pète ».
Le plouc qui se la pète : Hâbleur, jovial, et même sympathique, le plouc qui se la pète peut parvenir dans un premier temps à cacher son côté obscur. La politesse oblige à rire à ses blagues au début, et on peut même souligner l’audace d’un jeu de mot vraiment bas de gamme tenté devant une assemblée morose. Mais très vite, le premier défaut du plouc qui se la pète se révèle : il est lourd. A mesure qu’on le connait, on remarque qu’il semble assez satisfait de lui-même, de ses positions et une expression de contentement se lit sur son visage lorsqu’il place une phrase « bien sentie ». Fort avec les faibles, le plouc qui se la pète a la critique facile envers ceux qu’il considère comme inférieurs, derrière leur dos bien sur. Devant eux, il fera montre d’une patience de bon Samaritain ouvertement affichée et d’une pointe de condescendance. Lorsqu’il est en présence d’un rival potentiel ou d’un de ses pairs, le plouc qui se la pète voudra affirmer son leadership, c’est d’ailleurs la qualité qu’il admire le plus chez les autres. Hausser la voix ne lui fait pas peur car il tient à prendre l’ascendant coute que coute. Il n’a évidemment aucun complexe à faire des ronds de jambe aux puissants. Le plouc qui se la pète a la caractéristique de ne douter de rien et de bien dormir la nuit, ce qui le rend assez heureux dans la vie.