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Pilou-pilou : Dormir en pyjama, confort autorisé ou grosse faute de couple ?

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Si l’habit fait le moine, le pyjama fait-il la femme ?

On aime toutes La Perla et ses dessous de luxe, ses guêpières sublimes comme ses nuisettes de rêve. Mais on a toutes aussi une vie normale dans laquelle ce genre de toilettes sont généralement réservées aux grandes occasions. Entendez jour de l’an, réveillon, anniversaires et soirées exceptionnelles. Le reste du temps, force est d’avouer qu’on enfile moins facilement une petite nuisette de soie qu’un gros pull et un legging bien chauds. Surtout en hiver. Mais y a-t-il un mal à ça ?

Comme on possède toutes une paire d’escarpins dont les talons de 18 cm en font rêver plus d’un(e) mais que l’on porte moins que nos bonnes vieilles bottines qui, elles, n’ont pas peur d’avaler du béton, on a toutes chez nous une tenue de nuit dont les détails brodés lui donnent plus l’allure d’une tenue de soirée, mais que l’on porte, hélas, moins souvent que le vieux pull Mickey dans lequel on s’endort. L’hiver, en effet, l’un des plus grands plaisirs est de pouvoir rentrer chez soi, une fois la nuit tombée et le bureau quitté, pour se démaquiller, se doucher, et se glisser dans les vêtements informes qu’on appelle, par défaut, notre cher pyjama. Pilou-pilou, coton épais, polaire ou laine pour les peaux moins sensibles, une fois le mois d’octobre passé, l’option dormir nue ou dans le plus simple appareil est moins tentante que l’option confort et jogging recyclé. Ce qui fait peut-être notre joie, mais pas toujours celle de notre partenaire.

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Evidemment, les premiers mois de l’amour, ou les premières nuits, rares sont celles/ceux qui oseraient sortir de sous leur oreiller leur grenouillère de nuit. Et c’est même un plaisir propre au début de toute relation que de ne se montrer que sous un jour glorieux, pénétrant dans la chambre en robe de Saba et se mettant au lit comme on monte sur un trône. En tenue d’apparat. Mais une fois les premiers mois passés, la confiance installée, on le sait, des deux côtés du couple, on s’autorise plus facilement à se montrer sous un jour plus vrai ; on ne se rue plus, dès les premières lueurs du jour, dans la salle de bain pour se refaire une tête ; on ne se fait plus une montagne de quelques poils oubliés, et on crache volontiers nos excès de dentifrice dans le lavabo sans se soucier de savoir si notre partenaire est là. Or, en la matière, le retour du pyjama serait l’indice certain que les voyages de noce est bien fini et que notre couple a atterri sur les terres arides du quotidien. Pire, disent certains, le pyjama d’hiver serait, en plus, un gros don’t du couple, un détail anti-sex capable d’apeurer les plus facilement excités. Telle une barrière de corail dressé entre notre peau et notre moitié, sa matière épaisse et son absence de forme seraient également pris comme un message subliminal semblable à la bonne vieille excuse de la migraine : « pas ce soir ». Or, non seulement rien n’est moins vrai, on peut tout à fait s’envelopper dans des kilomètres de tissus et ne pas voir sa libido baisser pour autant. Mais en plus, c’est un réflexe logique que l’on suit d’ailleurs chaque matin ; j’ai froid, je me couvre. Pour autant, il est vrai que certains pyjamas n’ont clairement rien de séduisants : énormes pulls, gros joggings élimés, les plus conforts sont souvent les moins neufs. Comme souvent dans le couple, tout est donc affaire de nuance. Pour s’éviter la nuisance, si grelotter sous les draps, bleue de froid mais digne dans sa nudité, ne sert à rien (et indique plutôt le manque de confiance qui soutient votre couple), dormir dans un pyjama correct qui ne nous fasse pas disparaitre dans des habits qu’on croirait de géant semble être le compromis pour être confort sans être moins sexy. Car plus sexy encore qu’une nuisette La Perla est l’air serein et relaxé qu’on peut avoir quand on n’a pas peur de se montrer devant celle ou celui qu’on aime, telle que l’on est.