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Le point G : Qu’est ce que c’est ? Mythe ou réalité ?

 Le point G : qu'est ce que c'est ? Mythe ou réalité ?

On en parle souvent, mais le Point G qu’est-ce que c’est ?

Il y a, dans tous les domaines, des mythes ou des légendes urbaines. Des histoires qu’on voudrait croire vraies ; l’amour de jeunesse retrouvé 20 ans après, la carrière professionnelle faite de hasards et de chance. Et d’autres qu’on préférerait oublier (histoire de meurtres, de malchance ou d’amours malheureux) et dont on choisit, par sécurité, de penser qu’elles sont fausses. Or, en la matière, le domaine du sexe n’est pas épargné et compte aussi son lot de mythes plus ou moins vérifiés. Qu’il s’agisse du fameux « orgasme multiple » dont certaines parlent mais que toutes n’ont pas eu la chance de croiser, ou du micro pénis que certaines disent avoir vu et d’autres redoutent de rencontrer, les histoires de Q sont pavées de légendes, de personnages mythiques (l’homme usine à orgasmes, l’homme chouineur, l’éjaculateur ultra précoce) et de concepts repris à l’envi mais dont personne ne sait très bien s’ils sont avérés. Le plus puissant d’entre eux s’appelle le Point G.

C’est peut-être la première chose dont on entend parler, adolescent, lorsque débute notre éducation sexuelle, celle qu’on se fait avec ses amies, en lisant les magazines féminins ou certains ouvrages spécialisés, et qu’on revoit et révise en grandissant. Mais même adulte le célèbre point G revient souvent. Au détour d’une conversation ( « Il n’avait pas trouvé mon point G ») ou d’un débat (« Le point G est différent de femme en femme »), on en discute sans toujours oser demander si, au fond, il existe vraiment. C’est un peu le trésor des pirates dont on dit qu’il fut abandonné et caché sous le sable d’une île lointaine, dont on a bien vu le nom inscrit sur la carte en parchemin ancien et qu’on cherche comme tout le monde sans toutefois être bien certaine de sa véracité. Alors le point G, Mythe ou réalité ?

A en juger par les ouvrages médicaux, nul sorcier ou pirate mal renseigné ne serait à son origine. Au contraire, il fut théorisé pour la première fois en 1944 par le docteur Gräfenberg à qui il doit son nom et son succès. Zone érogène du vagin de moins d’un centimètre de diamètre, il augmenterait en étant stimulé et permettrait aux habituées des orgasmes dits clitoridiens d’accéder à l’orgasme céleste, l’orgasme vaginal pour beaucoup mythique et jamais atteint. Plus précisément, ce serait la stimulation conjointe du clitoris et du point G qui nous ouvrirait les portes du paradis sensuel.  Situé sur la face antérieure du vagin, à 3 ou 5 cm de l’entrée de la vulve, et localisé entre l’os du pubis et le col de l’utérus, il serait accessible à celui désireux de nous faire grimper aux rideaux en plaçant nos jambes sur ses épaules afin de faciliter la percée vers l’Eldorado du plaisir. Mieux encore, pour grimper d’un étage supplémentaire et atteindre l’orgasme céleste, certaines se feraient injecter de l’acide hyaluronique dans leur point G afin de le gonfler et de quintupler leur plaisir. J’entendais il y a peu une femme en parler avec autant d’assurance et de clarté à son groupe d’amies, pour leur raconter comment elle prenait son pied. Et soudain, ce qui avait été pour moi une sorte de trésor divin, de mythe improbable et de mystère, devenait un point rouge sur une carte sans relief, sorte de parcours du combattant dont il faudrait connaitre les routes pour être certaine de gagner. Plus rien de sensuel, de tendre, de sauvage, plus rien de magique ne venait auréoler son nom de mystère et d’espoir. Le point G n’était plus qu’un bout de chaire à stimuler et non la lampe d’Aladin qu’on espérait frotter Aussi, lorsque l’intéressée demanda à ses amies si elles connaissaient le leur ou voulaient le trouver, aucune d’entre elles n’a répondu et aucune, surtout, ne lui a demandé plus de détails techniques sur la chose. Car toutes, je crois, préféraient conserver leur part de rêve et continuer à considérer le point G comme un lieu à découvrir, un mystère à percer à deux, dans le secret de l’intimité et la tendresse de l’acte sexuel, un point à atteindre, non par compétition ou envie de gagner, mais simplement par envie de s’amuser et d’espérer trouver de nouvelles façons de prendre son pied. Celles-ci, ai-je alors pensé, doivent vraiment s’amuser et savoir ce qu’est le plaisir. Pas sûr que la technicienne du vagin en sache autant en matière de plaisir réel…