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Point Q – Qui embrasse-t-on sous le gui le soir du nouvel an ?

 Point Q – Qui embrasse-t-on sous le gui le soir du nouvel an ?

Le soir du nouvel an est-il le soir où l’on peut espérer rencontrer sa moitié ?

Tout le monde connaît la tradition du baiser de minuit sous le gui le soir du nouvel an. Hérité des druides du Moyen-Âge pour lesquels le gui était une plante sacrée, le baiser que l’on se donne sous sa branche devrait nous porter chance, donner un avant-goût de l’année à venir et définir la relation qui nous lie à la personne que l’on embrasse. Si de nombreux pays ignorent cette coutume, les Français y sont restés fidèles et la branche de gui auréole souvent nos baisers les plus fous. Pour autant, pour les célibataires, est-ce aussi un lieu de rencontre possible ? Autrement dit, peut-on espérer rencontrer sa moitié le soir du nouvel an ?
A priori, oui. Tous les éléments propices à une rencontre sont en effet réunis. Fête oblige, tout le monde est sur son 31 (c’est le cas de le dire), prêt à festoyer et faire couler le champagne pour démarrer l’année du bon pied, entouré par ses amis et ses proches, ivre d’amour et de tendresse. C’est aussi souvent l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, le nouvel an était la fête de l’année, on finit toujours par atterrir chez des amis et par sonner les douze coups de minuit au milieu d’inconnus étrangement familiers. Et avec un peu de chance, sous la branche de gui. Mais à ceux qui ont déjà observé la danse des amours qui a lieu sous la plante, ce sont généralement moins les amours naissants que les longues amitiés que les baisers célèbrent. Moins les amoureux de dernière minute que les meilleur(e)s ami(e)s enivré(e)s qui s’y précipitent pour s’embrasser à pleine bouche et se hurler leur amitié.

C’est qu’en dépit des circonstances idéales réunies pour rencontrer quelqu’un, le nouvel an reste avant tout une fête d’amis. On l’organise en meute et pense moins au bel éphèbe ou la belle inconnue qu’on pourrait y rencontrer qu’à la fête qu’on va faire entouré de ses proches. Le nouvel an est si important, l’impératif festif si pesant, que la perspective d’une rencontre disparait sous la nécessité de s’amuser.

Est-ce à dire qu’on ne pourrait pas y rencontrer quelqu’un ? Justement pas. Et c’est toute la magie de cette nuit. On y pense si peu, à l’inverse des samedis soirs classiques où l’on s’apprête en espérant secrètement que ce soir portera la rencontre cruciale, qu’on se rend disponible. On connaît tous cette phrase, rageante mais si vraie, « c’est quand on s’y attend le moins que l’amour peut paraître ». Elle ne se vérifie jamais autant que le soir du 31 décembre. Occupé à danser, confiant car entouré des gens qu’on aime vraiment, paré de ses plus beaux atours et légèrement enivré, on sort de la traque amoureuse pour se laisser aller. Et l’on n’est jamais aussi beau que lorsqu’on est serein.

Cette année donc, un conseil, tenez-vous sous le gui pour les douze coups de minuit, sans rien attendre d’autre que l’inconnu de l’année à venir, qui sait, 2017 pourrait déjà vous surprendre…

 Point Q – Qui embrasse-t-on sous le gui le soir du nouvel an ?