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Trêve hivernale. Fait-on moins l’amour en hiver ?

 Trêve hivernale. Fait-on moins l’amour en hiver ?

La baisse des températures s’accompagne-t-elle de la chute de notre libido ?

Si l’on se fie à la langue française, l’hiver ne serait pas franchement la saison des amours. Ou du moins pas celle des nuits torrides. Voyez déjà, quand on parle libido et excitation, c’est plus le champ lexical de la chaleur que l’on fouille que celui de l’hiver : hot, caliente, chaud, en chaleur, brûlant, s’opposent généralement aux termes employés pour décrire une sexualité en berne. Entendez, froid, glacial, sibérien, etc.… De là à affirmer qu’on ferait moins l’amour en hiver, il n’y a qu’un pas. Mais est-ce bien vrai ?

A en croire les sexologues et autres experts des galipettes, hélas oui, l’hiver ne ferait pas seulement chuter les températures mais aussi la libido. Notamment du fait de la satanée « dépression saisonnière » qui s’abat sur nous comme une vague de froid. L’autre raison serait la baisse de luminosité qui, chez les humains comme chez les animaux, fait baisser le désir. Si c’est à peu près tout ce qu’on peut trouver chez les scientifiques, d’autres raisons plus pragmatiques viennent s’ajouter. Déjà, l’hiver, on est forcément plus couvert et les gros pulls à cols roulés sont généralement moins excitants que les petites robes légères ou que les torses dénudés. Le soir venu, on se glisse donc plus facilement dans un gros pyjama peu saillant que dans une nuisette alléchante, ou sous les draps directement. Last but not least, malgré le progrès grandissant et l’arrivée depuis longtemps du chauffage dans nos foyers, l’homme continue de manger plus pour lutter contre le froid, et l’homme moderne de se gaver une fois les premiers flocons apparus. Décembre et janvier sont ainsi rythmés par les festins, de Noël, du jour de l’an, où le foie gras et le saumon font concurrence aux raclettes et aux fondues que la saison nous réserve. Fatalement donc, l’hiver est aussi une saison où l’on peut prendre du poids, plus facilement dissimulable sous les vingt couches qu’on enfile chaque matin, mais moins quand on est nu(e). On peut donc se sentir moins bien dans sa peau, moins désirable aussi, et donc moins prêt(e) à se montrer nu(e) pour s’envoyer en l’air.

Faut-il alors tirer un trait sur sa sexualité et se mettre à hiberner ? Pas du tout. Car il existe autant de raisons de penser que l’hiver est la saison parfaite pour faire l’amour. Premièrement, pour lutter contre le froid, plus efficace que de manger est de se donner. Et si la perspective de la gym peut paraitre morose quand, dès 17h00, le soleil est couché, l’horizon d’une soirée animée et d’heures de plaisir sous la couette n’a rien de désagréable. En plus, à l’inverse de l’été où la chaleur et les vagues de canicule peuvent nous tenir éloignés, l’hiver nous pousse à nous rapprocher pour nous réchauffer. Et on passe vite du câlin-chauffant à la partie de jambes en l’air. Mais décembre, c’est aussi la saison des fêtes. Et qui dit fête dit champagne, légère ivresse, robes de soirée et costumes éclatants, bref, séduction et cotillons. Ce qui explique que les Français font généralement plus l’amour pendant cette période. Le tout est ensuite de garder la cadence et d’ajouter à la liste de ses résolutions de début d’année le fait d’organiser d’autres soirées où l’on pourra de nouveau sortir ses beaux habits, faire couler le vin et se séduire pour rebooster sa libido. Et il n’y a pas meilleur moyen de faire grimper le désir que de briser le quotidien en faisant de nos nuits des moments de magie. Imaginer de nouveaux scénarios, se réserver des soirées et en profiter pour s’habiller (avant d’envoyer valser nos parures), s’amuser et se réinventer…à vous de faire mentir les mots et de clamer que cette année, l’hiver sera chaud !

 TREVE HIVERNALE