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Un café, un !

 Café, allié ou ennemi ?

Café, allié ou ennemi ?

Chaque lundi, la semaine recommence et, à peine réveillé, on se rue sur le café. En capsule, à la cafetière ou soluble, le café est l’allié du matin mais l’est-il de notre santé ? Si les Français en sont toqués (le café est la boisson la plus consommée en France après l’eau) au point d’en avoir donné le nom à nos bars, avec la mode du détox et des régimes, de plus en plus se mettent à le quitter.  A raison ?

Le café, c’est quoi ? 

Obtenu à partir des graines du caféier, un arbuste du genre Coffea, le café est l’une des principales boissons contenant de la caféine (avec le thé et le maté). Il contient plus d’une douzaine de composés bioactifs, la plupart formés durant le processus de torréfaction (rôtissage) du grain, mais trois d’entre eux s’y trouvent en grande concentration : la caféine, les alcools diterpènes et certains composés phénoliques (également présents dans le vin rouge et le cacao) connus pour leurs effets antioxydants. De nombreux autres composés s’y trouvent, parmi lesquels des fibres, des lipides, des acides aminés, du potassium, du magnésium, du calcium, du sodium et des traces de fer, de zinc et de cuivre, mais aussi des vitamines comme la B3, la B2, B5 et B6.

 Café, allié ou ennemi ?

Quels sont ses avantages ? 

Outre le fait de nous réveiller en stimulant notre système nerveux grâce à la caféine qu’il contient, le café serait également bon pour la peau, le corps et le cerveau. Pour le corps parce qu’il fournirait plus d’antioxydants que toute autre boisson, et aiderait ainsi à lutter contre le vieillissement prématuré des cellules et le développement de certaines maladies cardiovasculaires et de certains cancer (bouche, pharynx, œsophage). Il jouerait également un rôle bénéfique dans la maladie de Parkinson, réduirait les risques de diabète de type 2, lutterait contre les risques de cirrhose, permettrait de booster notre cerveau et notre moral en agissant comme un léger antidépresseur. Enfin, les migraineux le savent, il permet de lutter contre les maux de tête.

Et ses inconvénients… 

Pour autant, on le sait, le café est depuis longtemps décrié. En augmentant notre rythme cardiaque, il peut nous rendre plus nerveux, favoriser l’hypertension et perturber notre cycle de sommeil. Par ailleurs, il pourrait altérer le fonctionnement du foie, augmenter les risques d’ostéoporose, les risques de cancer de la vessie, du côlon et du rectum ainsi que les risques de maladie coronarienne et de fausses couches. Mais ces méfaits ne surviennent que dans le cas d’une consommation excessive de café, c’est-à-dire plus de cinq tasses par jour.  Il faut donc vraiment la pousser pour en arriver là…

 KATE MOSS A PARIS, FRANCE - 1993 Crédits : Photo by Geoff Wilkinson / Rex USA

Plutôt que tirer un trait sur le café, on est attentif aux effets que chaque tasse a sur notre corps pour juger de sa possible nocivité sur notre santé. En effet, toutes les études s’accordent à montrer que ce n’est pas tant le café qu’il faut juger mais 1) la quantité qu’on en boit et 2) les effets qu’il peut avoir sur l’organisme particulier de chacun. Et nous sommes loin d’être tous égaux face à l’effet qu’ont ses petits grains noirs sur nous. Pour être sûr qu’on ne se fait pas de mal chaque matin, on essaie donc, après chaque tasse, de juger des effets que le café a sur nous : s’il nous rend nerveux au lieu de nous donner un coup de fouet salvateur, si l’on a mal à l’estomac ou au ventre après en avoir bu ou si, le soir venu, on a du mal à s’endormir, on ralentit. Et de façon générale, on essaie de s’en tenir à deux ou trois tasses par jour, prises avant 16h00.

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