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Voir Paris et Mourir

 Voir Paris et Mourir

De son voyage en Italie en 1817 l’on avait tiré le fameux “syndrome de Stendhal” : subjugué par la beauté de l’Italie, l’auteur en avait ressenti des palpitations physiques. S’il avait été italien, il aurait sûrement dit la même chose de Paris.

Retour de vacances, la routine reprend son chemin. Le beau temps est au rendez-vous. C’est l’occasion de boire des coups en terrasse, mais aussi, et peut-être de flâner dans Paris. Ville lumière que le monde nous envie, ne gâchons pas la chance de l’avoir sous nos yeux, que l’on y habite ou pas.

Rive Gauche à Paris, comme dirait Souchon, peu de chance de croiser Jane & Serge, mais d’autres monuments nous invitent en leurs lieux. Le musée d’Orsay : une ancienne gare majestueuse transformée en écrin pour impressionnistes. Il fallait y penser. Revoir les oeuvres de Manet, Monet, Renoir, Cézanne, Degas, Derain, Gauguin, Van Gogh, Corot, Courbet : des chef-d’oeuvres partout connus, inconnus qu’on aime revoir ou découvrir, de l’Origine du Monde au Déjeuner sur l’Herbe. Sortir du Musée et longer les quais de Seine, avec en face le plus grand et plus beau Musée du monde : Le Louvre. Traverser la seine pour voir cet immense palais royal qui fut jadis une forteresse, pour n’être plus qu’un sanctuaire majestueux pour trésors en tout genre. Des statues antiques jusqu’aux plus grands tableaux de la peinture Italienne, française, le Louvre est à voir, de l’extérieur de l’intérieur.

Se promener dans les Tuileries, imaginer l’Ancien Régime, Napoléon, Napoléon III et la Commune, cette période sombre qui mit à feu et à sang le Château des tuileries. Sortir par la cour carrée, que les maisons de mode apprécient tant qu’elles y font leurs défilés, tourner à droite et se poser près de la Samaritaine sur les bords du plus beau pont de Paris : le Pont Neuf. Protégé par le grand Roi, Henri IV, qui trône sur son cheval, il relie les deux rives de la Seine et sert de Poupe à l’île de la Cité. Revenir rive gauche, apercevoir Notre Dame, sans croiser Quasimodo ni Esmeralda, mais des hordes de touristes en tous genres, prêts à attendre des heures sous le soleil pour pénétrer dans l’édifice. Longer les quais encore et encore et être ébloui par tant de beauté, ici, là, partout.

Voir Paris et mourir… ou vivre encore pour la revoir.

A suivre.
François