Mode

Vous avez dit Couture ?

 Défilé Chanel Haute Couture

En être, ou ne pas en être. Plus que jamais en cette semaine de la dite “couture”, la question brûle les lèvres de ceux qui de près ou de loin, se sentent concernés par le sujet. Pour ma part, à priori, rien ne justifiait que j’en sois si ce n’est l’amitié bienveillante d’un grand gourou du milieu.  Je parle bien sûr du saint des saints des défilé Haute Couture : THE Défilé CHANEL.

 

 Défilé Chanel Couture

Je ne sais pas vous, mais j’ai toujours été fasciné par le monde des fashion shows, ces grandes filles, plus ou moins jolies, mais toutes élancées qui balancent des robes à 20 ou 30000 euros, d’un pas décidé et franc en mode “bah ouais je porte une robe Couture et alors ?”. J’avais déjà pratiqué le défilé “PAP” ou prêt-à-porter, mais jamais la crème de la crème de la Haute Couture française. D’ailleurs petit apparté, la Haute Couture est une spécificité bien française, et même une appellation légalement protégée et organisée par la très officielle Chambre Syndicale  de la Haute Couture qui définit les codes de ce que peut être appelé Haute Couture. Crée en 1911, cette organisation est le pivot clé de toute l’histoire de la mode à la française. Si le terme “Haute Couture” est déjà utilisé à la fin du 19ème siècle il se répand à partir des années 1915 avec l’essor de nouvelles maisons comme Poiret, Paquin, puis comme Patou, Lanvin, Chanel et enfin après 1945 avec des maisons iconiques comme Dior, Cardin, YSL…

Aujourd’hui seule une quinzaine de maisons à peine composent les membres “permanents” de la semaine de la Haute Couture – et peuvent donc défiler sous cette appellation, d’autres maisons ne sont qu’invitées à participer. Ce détour fait, retour à notre défilé. Ma première interrogation, ou peut-être inquiétude, fut, vous comprendrez : comment dois je m’habiller ! Le mythe qui entoure la Haute Couture (robes du soir, glamour, grand monde) m’a un moment fait me demander s’il fallait la jouer grand genre. Finalement… non. Je l’ai joué sobre, cool, simple. A l’arrivée, j’ai plutôt été étonné (et rassuré) de voir une assemblée, certes élégante, mais finalement assez sobre. Point de rivières de diamants et de robes longues (ceci dit il était 10H du matin…donc c’est peut être normal !). Maintenant le défilé en lui-même : j’aime l’idée d’avoir été une petite souris qui vous livre ici quelques bribes, quelques impressions glanées sur le vif. Comme à chaque fois avec Chanel, l’attente et l’excitation des invités se porte à la fois évidemment sur les robes, mais aussi, (et pour moi.. Je l’avoue, surtout) sur le thème et le décor.

L’idée, pour cette édition, était de mettre la lumière sur les petites mains, en mettant comme décor de ce parcours circulaire, des ateliers réels, où fourmillent les vraies dames d’atelier en train de confectionner devant nous des robes. Bel hommage à celle qui font tant, et que l’on ne voit jamais. A la fin, Kaiser Karl en a même embarqué quelques unes avec lui pour son traditionnel tour de piste de salutation. Côté robes,  j’ai été assez ébloui par ces créations mais je laisserai le soin aux spécialistes de donner leur avis.

 Défilé Chanel Haute Couture
 Défilé Chanel Haute Couture

Bien sûr, impossible de ne pas mentionner l’ambiance dans la salle : si Jessica Chastain a retenu l’attention des invités, c’est surtout Will Smith et sa fille Willow qui ont fait crépité la horde de photographes présents. Sous une musique pop acidulée, orchestrée par le génial Michel Gaubert (sound stylist officiel des défilés), les 65 modèles ont défilé pendant 15 minutes. Trop court ! Un moment privilégié.

A suivre.

 Jessica Chastain
 Will Smith