Mode

Diane Von F. Queen of Fashion

 DVF

Vendredi soir, la fine fleur de la mode, du design et du glamour avait rendez-vous chez Galignani –  la grande librairie de la rue de Rivoli connue pour son choix de livre d’arts et de littérature anglophone – pour la signature de l’édition française du livre de Diane Von Furstenberg “The Woman I wanted to Be”.

  L’occasion de découvrir un peu plus la vie et le destin incroyable de cette femme belge, née dans une famille juive, après la guerre, et qui est devenue la “femme la plus puissante du monde de la mode” (selon le magazine Forbes en 2012). Au côté de son ami le grand décorateur François Catroux, qui signait également le même soir un livre dédié à son travail pour lequel DVF avait signé la préface, la queen of fashion avait réuni entre autres, les créateurs Christian Lacroix et Giambattista Valli, la très élégante Comtesse Jacqueline de Ribes (grande figure du style à la française), Betty Catroux, femme de françois, et amie et égérie de Yves Saint-Laurent… Que du beau monde, sur lesquels on pourrait, on aimerait en dire des tonnes, tellement leurs histoires ont marqué leur temps et continuent encore à le faire…

 Jacqueline de Ribes , DVF

Mais revenons à DVF. Diane Halfin, de son nom de jeune fille, est née en 1946 en Belgique d’une mère rescapée d’Auschwitz. A tout juste 23 ans, elle épouse, contre la volonté familiale, un jeune prince Allemand, passionné de mode comme elle : Egon von Furstenberg. Il n’est pas seulement le descendant d’une vieille famille aristocratique Allemande par son père, il est aussi l’un des héritiers de l’empire Agnelli par sa mère, Clara, soeur de Gianni Agnelli dit “l’Avvocato”. Autant dire un très bon parti.. Pourtant, après trois ans de mariage à peine, et quand même deux enfants, le couple se sépare (Egon assumera bien plus tard publiquement sa “bisexualité” pour ne pas dire son homosexualité). Grand seigneur il lui laisse le droit de continuer à utiliser son nom pour se lancer dans la mode. C’est ce qu’elle fera, avec un succès qui arrive plus vite que prévu.

 DVF et Egon à Rome, 1969

En 1974, elle invente la “robe portefeuille” devenue depuis un must-have de toute garde-robe. En deux ans à peine, on dit qu’elle en vend plusieurs millions… De quoi devenir riche, très vite, et surtout très courtisée.

 DVF ad campaign by Roger Prigent, 1972.

En pleine explosion des années Studio 54 et easy money, quand New York assume son rôle de poumon névralgique de l’excitation mondiale, Diane devient l’intime des rois de la ville, Andy Warhol, Bianca Jagger, Marisa Berenson et écume les soirées en tout genre. Des années d’insouciance, et de liberté, même sexuelle, juste avant que le Sida ne sonne la fin de la récrée.

 Andy Warhol, DVF, Studio 54
 DVF, Studio 54

Côté business, après l’embellie, la marque s’enlise un peu et Diane doit tout arrêter sous peine de faire faillite. Tel un phénix, elle renaît de ses cendres en 1997, et relance sa petite robe portefeuille. Aidée et soutenue par le média Tycoon Barry Diller (qu’elle épouse en 2001), DVF retrouve la voie du succès et multiplie les apparitions dans la social life new-yorkaise et internationale. Chouchoute des It Girls et stars en tout genre de Michelle Obama, à Blake Lively, en passant par Kate, Duchesse de Cambridge….

Elle symbolise la marque à la fois fashion, wearable et affordable (mode, portable et abordable, ndlr). A près de 70 ans, DVF a confié la direction de la création de sa marque à l’écossais Jonathan Saunders dont la première collection a été bien accueillie par l’intransigeante presse mode….de quoi rassurer Diane sur la pérennité de sa marque.

 Campagne Robe portefeuille
 Campagne Robe portefeuille

A découvrir donc dans le livre “The Woman I wanted to be” chez Galignani (224 rue de Rivoli 75001) et partout ailleurs.