Mode

Hot couture : Who’s Who ?

 fashion-week-de-paris--les-stars-aux-premiers-rangs-des-defiles-photo

La semaine de la haute couture c’est un peu comme les mariages princiers : on en entend beaucoup parler, mais on en sait finalement peu de choses. Normal quand on voit qu’une pièce unique est vendue entre 15 à 100 000 euros. A ce prix-là, on comprend que les pièces présentées ne sont pas de simples vêtements mais des œuvres d’art, et les créateurs des artistes qui sont battus pour devenir les membres triés sur le volet de la Fédération Française de la couture. Qui défilent ? Qui sont les nouveaux ? Qui suivre ? Petit who’s who de la Couture.

Les éternels 

Parmi les membres privilégiés de la « Fédé », les plus importants et les plus connus sont les permanents, c’est-à-dire les grandes maisons historiques qui défilent depuis des années : Chanel, Dior, Jean-Paul Gaultier, ou encore Giambattista Valli, Maison Margiela et Alexis Mabille. A leurs côtés défilent certaines maisons étrangères (les « correspondants ») comme Versace, Viktor & Rolf, Valentino ou Armani, qui ont gagné le droit d’utiliser l’appellation juridiquement protégée de « couture ». Faisant partie des grandes maisons, elles ont souvent plus de moyens et réalisent les pièces les plus chères mais qui, du fait de leur notoriété, sont achetées par la centaine de clients de cette mode très particulière. Ce sont généralement les seuls pour qui la couture est rentable.

Les étoiles montantes 

A leurs côtés, les « invités » sont ceux qui n’ont pas encore acquis le droit d’utiliser l’appellation couture mais qui pourront prochainement se soumettre au vote de la Chambre syndicale de la Haute Couture parisienne. Cette année furent élus J. Mendel, Yuima Nakazato, Francesco Scognamiglio, Iris Van Herpen. Mais le vrai coup de tonnerre, c’est l’arrivée de Vêtements, collectif dont la tête, Demna Gvasalia, est aussi devenu le directeur artistique de Balanciaga en octobre 2015. Ses collections reprennent des vêtements plus street que couture (vestes XXL, bombers, trench) que le Gang Gvasalia réinvente, en allongeant les manches, démultipliant les volumes, et en travaillant les matières.

Du côté des invités reconduits, Zuhair Murad (dont les robes de princesses brodées et transparentes habillent les stars à Cannes, d’Alessandra Ambrosio à Elsa Zylberstein), la célèbre maison Schiaparelli, Julien Fournié ou la sulfureuse Ulyana Sergeenko reviennent sans surprise, aux côtés des jeunes étoiles montantes, Guo Pei (la robe omelette de Rihanna au Met, c’était elle) et le jeune et ultra talentueux marseillais Yacine Aouadi qui rend la couture portable.

 Créations de Zuhair Murad
 Rihanna en robe jaune
 Julien Fournié
 AOUADI Couture

A suivre… 

Impossible de les suivre tous, à moins d’être passionnée, mais certains instagram valent le détour et sortent de la simple reprise des photos de robes. On suit évidemment les incontournables Chanel, JPG, Dior et autres grands, et on découvre, si ça n’est pas déjà fait, la nouvelle recrue Couture Yiqing Yin. Côté petits nouveaux, on plonge dans les inspirations de Yacine Aouadi et on suit asap Vêtements qui nous montrent la mode de demain. Pour se parfumer au romantisme russe, on s’abonne aux comptes couture et personnel d’Ulyana Sergeenko, sans oublier le japonais futuriste graphique Yuima Nakazato. Enfin, on suit les jeunes « off » de la couture comme le rockeur fourreur Quentin Veron ou les anciens de la Haute passés au Prêt-à-porter comme Maxime Simoëns (dont Beyoncé portait une des robes sur son album 4).

 Beyoncé album 4