Mode

Paris Aime la Mode

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Week-end parisien chargé : salon de l’Auto, Nuit Blanche, mais plus que tout, c’est la Fashion Week qui a animé certains quartiers de Paris.

Quand j’étais plus jeune, et peut être moins sensible (ou moins sensibilisé) au monde de la mode, le terme de “Fashion Week” restait pour moi un concept bien abstrait. Certes, je voyais des grandes tentes blanches installées dans le jardin des Tuileries d’où entraient et sortaient des jeunes filles qui ressemblaient bien à des mannequins. Mais de là à imaginer que la ville entière vivait au rythme de la mode…  Aujourd’hui Paris affiche ses couleurs pro-mode en placardant un peu partout des affiches à l’effigie de la mode parisienne “Paris Aime la Mode”.

Ce qui reste très amusant, c’est qu’en fonction du quartier où l’on se promène dans Paris, il est facile de passer complètement à côté de cette grande foire ou alors à l’inverse, de se sentir totalement envahi par le tourbillon fashion. De mon côté, c’est un peu presque malgré moi (quoi que….) que j’ai été ce week-end pris dans le flot et ai pu assister, amusé, au grand défilé des modeux et modeuses. Samedi soir, après un dîner intime chez des amis, je retrouve un autre groupe pour fêter l’anniversaire d’une amie absolument fan de Castel.

C’est donc dans ce club mythique du 6ème arrondissement qu’elle a réuni sa joyeuse bande de drilles. A l’entrée un monde fou s’agglutine. On sent plus d’excitation et d’électricité que d’habitude. Et alors que nous nous attendions tous à retrouver l’ambiance mi-feutrée mi-bonne enfant de Castel, on découvre sur la piste la fine fleur de la fashion-sphère qui se déhanche sur un son beaucoup plus électro edgy que les standards du club. C’est la maison JCDC et le magazine US “Flaunt” qui ont réuni pour l’occasion leur crew. On retrouve bien sûr les Castelbajac père et fils (toujours aussi sexy) qui font danser tour à tour, Anna et sa mère Pat Cleveland, mannequin de mère en fille. A côté d’eux,  la sculpturale mannequin Anja Rubik, muse d’Anthony Vacarello (le nouveau créateur de la maison Yves Saint -Laurent) sirote son verre en tailleur pantalon crème. En remontant de la piste, je reconnais le chapeau de l’extravagant millionnaire James Goldstein, à la fois fan de NBA et couture, connu pour son look à la Crocodile Dundee et sa villa légendaire avec vue sur tout Los Angeles. A la table la plus proche de la nôtre, Eugénie Niarchos, héritière de l’armateur grec Stavros Niarchos, et égérie incontournable de la nouvelle Jet-Set 2.0, et créatrice de joaillerie sous son propre nom danse avec un groupe de copines (mais sans son inséparable Bianca Brandolini). En quittant les lieux je vois André Saraiva, l’artiste roi des nuits parisiennes en pleine conversation avec Ramdane Touhami et Victoire de Taillac, le couple super branché qui avait relancé avec succès la marque “Cire Trudon” avant de créer la marque “Buly” (officine de produits cosmétiques).

Le lendemain, le trajet, rue Saint-Honoré, entre le Louvre et la Place Vendôme est un défilé de mode à lui tout seul : vous voyez ces groupes de gens qui ne se déplacent qu’en meute, tous habillés en noir avec des vêtements amples et géométriques. Parmi ces hordes, je vois sortir d’une berline noire, le couturier Stefano Pilati (qui fut le couturier chez YSL de 2004 à 2012) avec Alexia Niedzielski, fondatrice du magazine System. Un peu plus loin sur la rue, en arrivant vers la terrasse du café Castiglione, je tombe coup sur coup sur la plus rousse des rousses, la très puissante Grace Coddington, qui fut jusqu’à début 2016 la directrice artistique du Vogue US, puis sur Alber Elbaz, le grand couturier star de la maison Lanvin de 2000 à 2015 et qui devrait reprendre la direction artistique de la maison Oscar dela Renta…

Avant de reprendre le fil normal d’un long dimanche ensoleillé…..

Bonne fashion ouicque et bon lundi