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Tous les secrets pour adopter la tendance du « Waist training »

 Tous les secrets pour adopter la tendance du « Waist training »

Toujours à la pointe des tendances et de l’inattendu, notre correspondante Sarah Mark vous emmène chez l’expert du corset des stars à New York, pour succomber au waist-training.

Alors qu’environ un siècle les sépare, savez-vous ce qu’ont en commun Marie-Antoinette, Sissi l’impératrice et Kim Kardashian ? La réponse est simple, et comme vous avez été assidues à Vloggist vous n’avez certainement pas manqué ce « trend » : elles ont contribué à faire du corset un indémodable. Je suis convaincue que si Elizabeth et Marie-Antoinette étaient encore des nôtres, elles seraient fières de s’exhiber en corset avec la moue de circonstance sur Instagram. Fort de la popularité de ce nouvel accessoire fashion indispensable, s’est développé un concept qui mérite d’être entendu : le « waist training ». C’est-à-dire l’utilisation du corset, en sous-vêtement invisible, pour se façonner une taille de guêpe. Et tout le monde en parle : la blogosphère, les célébrités, les médecins… je viens donc ajouter ma pierre à l’édifice puisque j’ai moi-même succombé à la tentation.

Evacuons déjà l’aspect « médical ». Je n’ai bien entendu aucune compétence en la matière, mais de ce que j’ai compris c’est qu’il faut user de bon sens : choisir la bonne taille, ne pas appliquer trop de pression sur les côtes, s’assurer que l’on respire normalement, etc. Mais quel modèle choisir ? Il faut s’adresser à un spécialiste du corset – qui n’est pas votre vendeur de lingerie habituel je précise. A Manhattan, il y a un endroit qui compte Madonna et Beyonce comme clientes. Un endroit improbable. Orchard Corset. Il faut absolument passer par la case Orchard Corset avant de faire le grand saut du corset. D’abord l’endroit est inattendu puisque niché en plein cœur du Lower East Side, un quartier qui n’est pas particulièrement réputé pour être un spot de « celebrity watching ». Ensuite et peut-être surtout, parce-que la boutique est tenue depuis plus de vingt ans par Ralph, un rabbin, et sa femme Peggy. Il y a quelque chose de véritablement surréaliste et loufoque à choisir son corset sur les conseils avisés d’un rabbin.

Tout est normal, je pousse la porte de la boutique, je respire un grand coup, j’essaie de « act naturally » malgré l’impression d’être l’actrice principale d’une camera cachée, et j’explique calmement ce que je recherche… et quelques minutes plus tard je passe à l’essayage. Première tentative avec le corset à armature en fer « old school ». Apres avoir bien galéré pour l’enfiler, il me faisait plus l’effet d’un instrument de torture médiéval que d’un sésame qui allait miraculeusement me donner une taille de guêpe. Et puis dans la mesure où je ne suis pas Scarlett O’hara et que je n’ai pas ma femme de chambre à qui demander « tighter, Mammy ! » lorsque je m’habille le matin, j’ai poliment écarté cette option. Je fais d’autres tentatives, j’évalue sagement chaque corset en fonction du temps nécessaire pour le mettre, de la pression qu’il exerce sur mon corps, du look qu’il a même s’il ne se voit pas, etc. Mon choix se porte finalement sur un corset en latex doublé de coton et de satin aux couleurs criardes avec une vingtaine d’attaches. Je peux l’enfiler seule en deux minutes chrono. Il me permet de respirer sans trop me compresser.

Un coup d’œil à monsieur le rabbin qui valide. Direction la caisse, je paie 50$ et je m’en vais. A noter qu’au moment du départ, le rabbin prophétise un « see you real soon » un peu mystique auquel je n’ai pas prêté plus d’attention que ça  – après tout c’est un rabbin qui vend des corsets dans Lower East Side.

 Sarah Mark capture son essayage aux côtés de Peggi, la femme du rabbin et Natacha Steven

10 jours de port intensif plus tard (au moins 6h par jour), quel est le verdict ? Tout d’abord, je suis retournée à la boutique pour prendre la taille en dessous. Réalisant ainsi la prophétie du maître des lieux. Je passe la porte et c’était comme si j’étais attendue par Ralph. « Vous venez chercher la taille en dessous, n’est-ce pas ? ». C’est énervant les gens qui ont raison. Mais effectivement, en 10 jours seulement, alors que je peinais à le passer au début, il y avait un léger flottement qu’il me fallait corriger. Soyons honnêtes, c’est toujours agréable de diminuer ses tailles de vêtements. Bien entendu, il ne s’agit pas d’un substitut de régime alimentaire miracle. Le vrai bienfait de cette nouvelle habitude lifestyle, c’est la posture. Je ne quitte plus mon corset, je vais même à la salle de sport avec. Je transpire un peu plus certes, mais je suis obligée de rentrer le ventre en permanence, de faire travailler mes abdos et d’abandonner en toute circonstance la position avachie inélégante. Je me dois aussi de préciser qu’il faut d’abord avoir un semblant de ceinture abdominale avant de se lancer. Il faut bien savoir les contracter parce que sans un minimum d’abdos, le port du corset fera plus l’effet d’un plâtre : atrophie des muscle, amollissement… tout ce qu’on veut éviter… Enfin, « last but not least » je me tiens finalement droite comme un « i ». Le verdict est sans appel. On adore et on continue.

Et si vous ne vous sentez pas d’adopter un corset dans l’immédiat, tentez le pantalon taille haute, pour souligner votre silhouette. Retrouvez ici la meilleure sélection.

See you next week !