Mode

Trend de l’été : les sublimes sacs Miss Mochila

 @sarahmark

Cette semaine, notre correspondante New-Yorkaise Sarah Mark vous fait découvrir le it-bag intemporel à l’ADN 100 % Sud-Américain : le sac Miss Mochila.

Souvent je succombe aux plaisirs éphémères et j’écris sur le dernier concept à la mode, la marque de sacs du moment ou les chaussures de l’été qu’on oubliera à la rentrée. C’est tellement agréable de succomber à un petit coup de cœur. Et puis de temps en temps je réalise que je vis au quotidien avec ce qui certes commença comme un coup de cœur, mais qui maintenant, des années plus tard, fait partie des piliers de ma garde-robe. Et je me rends compte que de ne pas partager avec vous ces incontournables, de ne pas vous faire redécouvrir certains items, c’est une injustice qu’il faut réparer au plus vite. Alors à l’approche de l’été, je marque une pause et je prends le temps de mettre à l’honneur mes sœurs d’arme depuis les premiers jours de la marque : mes sacs Miss Mochila.

En même pas six ans, on les a vus au bras d’Adriana Lima, en pièce maitresse du look « effortless » de Kate Moss, mais surtout en rupture de stock permanente chez Bergdorf, la Mecque du luxe à Manhattan. Ils ont été sacrés « It Bag of 2012 » par un grand nom de la presse féminine, et l’appétit des newyorkaises n’a jamais tari pour cette marque : c’est une success story pure et simple. Je les ai tour à tour utilisés à la ville comme à la plage, parfois même en sac à couches suspendu à la poussette, ou encore dans des contextes plus « business » : je vis « Mochila ».

Après d’innombrables voyages en Colombie, le pays de son cher et tendre, Chloe Abadi lance en 2011 cette marque de sacs tissés à la main par les femmes Wayuu, ce peuple qui vit à la frontière entre le Venezuela et la Colombie et qui a érigé le tissage en discipline ultime indissociable de l’ADN de la femme Wayuu. Chloe sélectionne le meilleur fil, choisit ses codes couleurs mais n’impose rien. Elle laisse carte blanche à ces prêtresses millénaires de la couture locale. C’est un travail familial, et plus qu’un tissage manuel, c’est un tissage culturel qui s’opère. Chaque pièce requiert plus de deux jours de travail à la main, et perpétue ainsi cet art féminin qui, encore aujourd’hui, se transmet de mère en fille par un rituel sacré.

Au-delà du sac seau classique, Chloe étend ses collections aux bracelets, pochettes, chapeaux, sacs de yoga et a même lancé une ligne de mini-sacs pour enfant en partenariat avec Bonpoint. Aucune collection ne se ressemble, le fil conducteur c’est le côté bohémien chic et avant-gardiste propre à Miss Mochila.

Quand on connaît le tempérament bien trempé de cette parisienne sans filtre, qui a su imposer son empreinte « worldwide » depuis New York en dix ans à peine, je n’ai aucun doute sur le fait que ses sacs seront dans dix ans encore à mon bras.

See you next week !

Et parce-que chaqueporte-monnaie est différent, retrouvez ci-dessous une sélection de sacs de style ethnique à prix réduit.