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Zoom sur La fausse fourrure

 Zoom sur La fausse fourrure

Fourrure synthétique, n. f ; vêtement composé de poils synthétiques d’origine industrielle et imitant les poils des animaux. 

Qui la porte ? 

 Les vegans évidemment, mais aussi les défenseurs de la cause animale par ailleurs carnivores, les modeuses défendant leur compte bancaire ou les stars soucieuses de ne pas perdre des fans en s’affichant dans un vison luisant. Olivia Palermo, Kendall Jenner, Jessica Chastain (vegan assumée qui avait dû publier la photo de l’étiquette de son manteau en fausse fourrure de la marque Imposter pour rassurer la planète vegan), depuis que les grands créateurs s’y sont mis, tout le monde en porte. Même Sarah Jessica Parker qui nous avait pourtant habitués à faire disparaître son alter égo Bradshaw sous des visons impressionnants. Cette saison, la faux fur a d’ailleurs défilé sur les podiums (la marque dédiée, Shrimps, a fait fureur à la fashion week de Londres) et de plus en plus de créateurs renoncent à la vraie fourrure et offrent ses lettres de noblesse au synthétique (Stella Mc Cartney, Giorgio Armani, The Kooples Calvin Klein, Vivienne Westwood, Alexander McQueen, Franck Sorbier, Ralph Lauren).

Quand l’adopter ? 

La fourrure étant un vêtement chaud, mieux vaut sortir son manteau une fois l’été passé si on ne veut pas cuire sous sa  parure et ressembler à une folle au soleil. Pour autant, on ne la réserve pas à l’hiver mais on l’adopte dès l’automne pour pouvoir la porter sur un petit pull, une robe ou même un top léger. On joue sur le contraste, mais sans en faire trop pour ne pas choquer ou ressembler à une fille de joie. On garde donc ses jambes et pieds au chaud (collants et boots de rigueur), et on y va mollo sur le décolleté. En hiver, on s’en donne à cœur joie et on la porte avec toutes nos tenues ; décontracté chic en basket et en jean, sexy en robe de soirée et collants noirs ou de couleurs, élégante en pantalon de soie et pull à col roulé ou en robe longue et gilet (si la fourrure elle-même est longue). La seule règle, on n’en fait pas trop niveau make up (la fourrure, vraie ou fausse, est très connotée et peut vite faire vulgaire si on ne fait pas attention), on ne la mixe avec aucun autre vêtement synthétique (pas de simili cuir ou de fausse soie) et on accessoirise peu pour ne pas ressembler à un sapin de Noël. Enfin, on la porte de préférence un peu large et on laisse les fourrures étriquées aux mauvais clips de RnB.  Et si on veut porter son manteau de laine ou son trench d’hiver, on ajoute une note fauve en les parant d’un faux col, d’une chapka ou de gants bordés de fourrure synthétique, ou en misant sur le gilet sans manches.

Laquelle on choisit ?

Courte, en blouson ou en bombers, mi-longue ou longue, sobre ou pop, à motifs ou unie, un seul mot d’ordre importe ; la qualité. Pour ne pas faire cheap, on fait très attention à la brillance et à la douceur du poil et on évite les fourrures aux poils rêches ou ternes. Une fois la qualité au poil checkée, on varie les modèles selon ses envies ; version unie, on mise sur les marrons, les beiges et les gris ; version pop, on choisit une couleur flash (bleu canard, jaune poussin) ou on ose les mélanges en optant pour une fourrure mariant plusieurs couleurs. Version urbaine, on traque les bombers et les parkas doublés de fourrure, à porter avec un jean ou un pantalon en laine (mais pas un jogging pour éviter l’effet pyjama). Plus sage et passe partout, la fausse peau lainée ou la peau retournée nous tiennent chaud avec discrétion et élégance. On choisit alors une teinte claire et une coupe longue. Autre option ; les manteaux en laine surmontés d’un simple col à poils restent classiques sans ennuyer. Et pour un look plus wild, on joue les imprimés (léopard, zébré) ou on mise sur les accessoires (sac, gants, bonnet, cols et étoles). Un conseil ; essayer de shopper en direct plus que sur un internet pour sentir la qualité des poils.